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13 septembre 2010 1 13 /09 /septembre /2010 14:32

page4_blog_entry358_1.jpgVoici bientôt deux ans que nous avons emménagé dans notre nouvelle maison dans la campagne franc-comtoise, installée dans le premier (et seul pour l'instant) lotissement communal qui comprend... 2 maisons.

Et les choses se passent plutôt bien. La construction n'a pas posé de problème majeur et rapidement irrésolvable. La maison est à notre goût et s'avère, à l'usage, agréable et confortable. Les aménagements intérieurs sont pratiquement terminés et ceux de l'extérieur progressent tranquillement au gré de nos idées et , surtout, de nos moyens.

Très rapidement le chemin d'accès au lotissement fut enrobé d'un somptueux bitume et bordé d'un éclairage public efficace ; assurant tout deux un accès aisé, de jour comme de nuit. La plaque de rue est posée bien en évidence à l'entrée du chemin permettant un repérage immédiat aux livreurs et invités. C'est déjà pas si mal alors que tant d'autres attendent des lustres de tels équipements, pourtant minimum à qui a la prétention d'ériger un lotissement dans sa commune ; fut-ce t-il de deux maisons !

Bon, faute de place de retournement en bout de chemin, le ramassage des containers d'ordures ménagères  est "délocalisé" à l'entrée de la rue. Il faut donc, deux fois la semaine, porter ses bacs jaunes et gris sur le lieu de collecte distant de 100 m. Rien de catastrophique. Même si la pluie, le froid glacial, le chemin enneigé rendent la chose peu engageante. Et puis nous sommes encore jeunes et  volontaires, capables de faire cet effort, de surmonter cet "inconfort". Au moins, nous n'avons pas à subir les nuisances sonores des camions bennes au milieu de la nuit. Mais que dire de la mauvaise humeur des livreurs lorsque leur paquet déposé, ils doivent s'en retourner après d'innombrables manoeuvres ou de longues reculades. Rien, nous sommes déjà rentrés avec le colis ! Quelques marchands ambulants refusent de venir jusqu'à nous, prétextant la difficulté de s'en retourner facilement. Tans pis, nous irons ailleurs, au supermarché. Au diable le commerce de proximité et le développement local si ceux-ci ne résistent pas à quelques coups de volant.

Allez, on se passera de la place de retournement. Pourtant, le conseil municipal s'est sérieusement penché sur la question. Trop sans doute puisqu'il a trébuché  lorsqu'il s'est agit de trouver une solution acceptable. A-t'on demandé leur avis aux riverains, les premiers concernés ?  Mais depuis quand des gens compétents, élus par leurs concitoyens et réunis en assemblée souveraine, doivent-ils consulter leurs administrés avant de prendre une décision qui les intéresse ? Il n'y a qu'a la télé que les choses se passent ainsi...

Si le feu venait à prendre dans nos maisons, il est inutile que les pompiers cherchent une borne à incendie rouge à proximité pour se raccorder. Il n'y en a pas. De toute manière, je doute de l'efficacité de celle-ci puisque la pression d'eau du réseau est juste suffisante pour la douche. Alors imaginez le débit d'une lance incendie. Et puis c'est bien connu, maintenant, les pompiers se déplacent avec leur propre réserve d'eau, c'est quand même plus sûr ! Enfin, s'il n'y en a pas, c'est certainement parce que cela n'est pas obligatoire. Qui aujourd'hui oserait prendre ce risque ? Sûrement pas le premier magistrat de la commune soucieux, en tout point, de respecter les lois d'urbanisme, attentif au bien-être quotidien de ses concitoyens et à leur sécurité...

- "Vous savez la municipalité a déjà beaucoup fait, les temps sont difficiles et les budgets ne sont pas extensibles...". C'est en substance ce qui émane du discours ambiant. C'est sans doute une réalité que beaucoup partagent. Faut-il pour autant s'en satisfaire ?

Sur les points précédents, nul doute que pour l'instant, nous n'avons pas le choix. Mais d'une certaine manière, cela reste accessoire au regard d'un problème autrement plus gênant et inquiétant. La parcelle ou est construit la maison a été "prélevée" en limite d'un terrain communal "les communaux", loué par un agriculteur pour y faire paître ses jeunes bêtes à la bonne saison. Le voisinage et la proximité avec ces paisibles bovins est d'ailleurs agréable et bucolique.

vache.jpg

Ce terrain est séparé de notre maison par un chemin privé d'environ 4 mètres qui permet d'accéder au sous-sol. La déclivité de celui-ci est importante. Il est actuellement recouvert de cailloux en calcaire broyés sur place, donc peu stable et difficilement praticable par un véhicule.


Les communaux adjacent présente la caractéristique d'être également pentus dans leur longueur et leur largeur, sur une surface importante. Lorsque les précipitations sont très importantes, notamment lors d'orages, l'ensemble des eaux de ruissellement provenant des communaux, n'ayant pas suffisamment de temps pour s'infiltrer, viennent se déverser en grande quantité d'abord sur mon chemin, avant d'envahir et d'inonder le sous-sol ouvert. Évidemment, l'écoulement d'eau sur le chemin provoque d'important déplacement de cailloux que je retrouve dans le jardin ! Le jardin, également en pente, est lui-même régulièrement "ravagé" par cette eau furieuse.

Jardin 1532

Pour limiter les dégats importants que subit le potager, j'ai drainé le haut et le coté gauche les plus exposés aux ravinements.

Jardin 0760 

Pour autant, si le drain capte efficacement les eaux de ruissellement qui s'infiltrent, il ne permet pas d'endiguer les coulées de surface dévastatrices.

Chaque épisode orageux intense, chaque période de pluies soutenues provoquent les mêmes inquiétudes et les mêmes questions. L'eau aura t-elle le temps de s'écouler tranquillement ou va t-on, une fois de plus être inondé ? Dès l'apparition du problème, je m'en suis ouvert au Maire du village en lui demandant de trouver une solution. Sa première réponse fut d'évoquer la place de retournement, construite en prolongement du chemin communal, dans les "communaux". Celle-ci devait, en théorie, capter une grande partie des eaux de surface et détourner le reste. Mais fi de la place de retournement ! et le problème reste entier. J'ai, par la suite, réinterpellé  l'édile municipal en lui proposant une solution peu onéreuse, facile à mettre en oeuvre et susceptible de résoudre durablement le phénomène : creuser un fossé sur les "communaux", tout le long de la clôture pour rejoindre un autre fossé déjà présent en bas de ce terrain..

DIVERS 1936  DIVERS 1937 

Quelques heures de pelleteuse suffisent, donc pas de gros travaux et un investissement extrêmement limité pour me permettre d'avoir les pieds au sec ! Les idées les plus simples sont souvent les plus efficaces. Cette idée fut donc suggérée à plusieurs reprises au Maire lors de rencontres informelles, il en accepta le principe. Pour autant, il n'était pas question de faire venir une entreprise spécialement pour effectuer ces travaux. Ils seraient réalisés lorsqu'une opportunité se présenterait, lorsque que d'autres chantiers seraient réalisés sur la commune ; il fallait patienter un peu. Je rappellerai simplement que deux entrepreneurs de maçonnerie et travaux publics résident sur la commune et qu'ils possèdent le matériel nécessaire. L'un d'eux est même conseiller municipal !

Malgré tout, les choses étaient en bonne voie, certain d'être prochainement débarrassé du problème. D'ailleurs, qui pourrait douter des engagements d'un Maire, fussent-ils oraux ! Mais les promesses n'engagent que ceux qui y croient, car...

...Qu'elle n'est pas ma stupeur quelques jours plus tard, lorsqu'à la lecture du compte-rendu de la réunion du Conseil Municipal du 2 juillet dernier, je découvre le point numéro 11 du paragraphe "Travaux e cours" :

Fossé lotissement : le Conseil Municipal refuse tout travail supplémentaire.

Laconique, lapidaire, désespérant... Pas d'explication, pas de motivation, aucun argument.

Et puis plus rien. j'espérais, tout au moins, la visite d'un Conseiller à même de m'expliquer les raisons de cette décision. Mais non ; pourquoi se donner cette peine. C'est vrai que dans un village d'une centaine d'habitants où chacun se connait plus ou moins, se croise régulièrement, se salue ostensiblement, la communication est très facile !!! Ou devrait l'être...

Retour à la case départ donc ! 

Que va-t-il se passer maintenant ? Il est probable, en désespoir de cause, que je finisse par effectuer moi-même ces travaux d'assainissement. C'est d'ailleurs ce que la commune attend certainement ; c'est ma manière d'interpréter la décision du Conseil Municipal. Jouer "la politique de l'autruche", l'usure ou le mépris, sentiment que j'éprouve, n'est pas très élégant. Et surtout très décevant de la part de personnes dont on attend qu'elles prennent, chaque fois, la mesure des conséquences de leur décision, en toute objectivité et en toute transparence.

J'ai tout de même beaucoup de difficultés à comprendre la logique qui concourt à de tel comportement. En effet, si légalement la Mairie est dans son bon droit, l'aspect moral de "l'affaire" est davantage sujet à caution. J'imaginais que lorsque qu'une collectivité locale s'engage dans un projet d'extension visant son développement et celui de sa population, elle prenait en considération l'ensemble des contraintes. En envisageant cet engagement important de manière globale et ce jusque dans les moindres détails ; avec la volonté d'aller jusqu'au bout de la démarche, de faire les choses de manière "propre" et définitive ; pour ne plus avoir à y revenir et ainsi satisfaire les futurs occupants. C'est sans doute pour éviter d'être confronté à de malheureux "oublis" ou de mauvaises surprises que beaucoup de Maire confient ce type de projet à des cabinets spécialisés qui, de par leur expérience et leur compétence propre, offre la garantie d'un projet plus aboutit et cohérent.

Les considérations qui guident les prises de décisions d'un Conseil Municipal, ne devraient-elles pas viser à l'épanouissement et au bien-être collectifs et individuels des habitants ? Mais, suis-je à ce point naïf ? 

Pour ce qui concerne le refus de creuser un fossé, je m'interroge encore et toujours sur les considérations qui ont motivé une telle décision.

En attendant, nos bottes en caoutchouc sont toujours prêtes.

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Published by Cécile & Fred - dans Billets d'humeur !
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commentaires

pat 01/05/2011 07:58


Vous rendre au conseil municipal pour découvrir le vrai visage des élus , ceux qui vous font des promesses comme vous le dite si bien dans votre article;ceux qui ne disent pas mot; et ces courageux
qui vont vous apporter un soutient sans faille (très peu nombreux) et qui veulent travailler pour résoudre les problèmes des administrés. De toute façon ils ne sont pas concernés par votre
problème.Ma triste expérience dans ce village en témoigne avec la réalisation d'un terrain de jeu au milieu des habitations à proximité immédiate de ma résidence secondaire (à chaque journée
ensoleillée cela devenait invivable nous qui avons vécu pendant 20 ans dans le plus grand calme (nous avons fini par vendre notre maison.) La commune vient de résoudre le problème puisqu'elle vient
de distribuer des ballons en mousse aux enfants du village pour jouer sur le terrain de jeu; efficacité???Article Est républicain avril 2011 . A par voir des personnes très mal à l'aise vous ne
ferez pas avancer le schmilblic n'y allez pas . Sortez votre pelle et votre pioche Courage


papacass 06/01/2011 23:32


je recommence ce long commentaire que j'étais en train de faire car il a disparu avant que je le finisse (doigt déjà fourchu ?).
En gros je disais que votre histoire est bizarre. Vous avez le droit de demander une explication à ce refus. Un conseiller ou plutôt un adjoint ne doit pas vous porter dans son coeur car votre
offre est honnête.
Je crois même qu'en aucun cas nous devons gêner des voisins avec ses propres eaux de pluies (sauf peut être que c'est vous qui avez fait les derniers travaux). Renseignez vous.
En tout cas il faut garder le dialogue.
Prévenez le maire que vous souhaiteriez que cette question soit rediscutée lors du prochain conseil et dites lui que vous y assisterez.
Vous n'avez pas le droit d'intervenir mais vous avez le droit d'assister.
Je vous jure que s'ils n'ont jamais de spectateurs (souvent le cas dans les petites communes), ils seront mal à l'aise de vous avoir dans leur dos.
Mais c'est légal et très citoyen. MAIS ATTENTION: comportement exemplaire.

(J'ai été conseiller lors du mandat précédent dans ma commune de 1500 habitants)

Bon courage


Cécile & Fred 07/01/2011 08:47



J'ai déjà assisté au conseil pour un autre problème -pas personnel - dans la commune; Effectivement, le maire était un peu gêné mais je ne suis intervenue que lorsqu'on me l'a demandé.
Pour ce problème d'eau , c'est assez complexe et il y a bcq de choses qui se jouent.